Financer la création de son entreprise en 2022

Vous avez décidé de vous lancer et de créer votre entreprise. C’est pour vous le bon moment, car vous avez l’expérience, les compétences, et un projet avec un réel potentiel de rentabilité. Vous maîtrisez parfaitement le produit ou le service que vous allez commercialiser.

C’est une aventure exaltante, mais qui demande de garder la tête froide et les idées claires, surtout lorsqu’on touche aux questions de financement de cette nouvelle activité.

En fonction de votre secteur activité, de ses besoins et contraintes, mais aussi de vos ressources au moment de vous lancer, vous aller peut-être avoir besoin d’un prêt professionnel. Pour vous aider dans votre réflexion, nous vous présentons ici les aides à la création d’entreprise, le crédit bancaire et une solution de financement complémentaire ou alternative, le crowdlending.

Les aides à la création d’entreprise

Quand on crée son entreprise, il existe différents dispositifs d’aides qu’il ne faut pas négliger.

  • Les aides à la création d’entreprise de Pôle Emploi : ACRE, ARCE, maintien de votre ARE, le prêt NACRE.
  • Les crédits d’impôts : le crédit d’impôt recherche (CIR), le statut Jeune Entreprise Innovante (JEI), le statut jeune Entreprise Universitaire (JEU).
  • Les formations pour assister votre création d’entreprise de la CCI (Chambre de commerce et de l’industrie) et de la CMA (Chambre des Métiers et de l’Artisanat), ainsi que des formations d’acteurs privés.
  • Les aides à la création d’entreprise des institutions publiques :
  • des collectivités locales en fonction de votre activité et de leurs priorités dans votre zone géographique,
  • de BPI France, comme la Garantie création, l’Avance+, la bourse French Tech,
  • de France Active, comme la garantie EGALITE Femmes,
  • de l’Adie ou la Société coopérative de finances solidaires (Nef) qui proposent un crédit solidaire ou des micro-crédits,
  • le prêt d’honneur qui peut être accordé par différents organismes, comme Réseau Entreprendre ou Initiative France par exemple,
  • sous forme de concours d’entrepreneurs partout sur le territoire.

Les financements bancaires pour créer son entreprise

En fonction du type d’activité et de la taille de votre entreprise, vous pourriez devoir recourir à un emprunt pour financer les investissements nécessaires à la création de votre entreprise. Un crédit bancaire professionnel peut ainsi vous permettre de financer un fonds de commerce, de l’immobilier professionnel, des engins agricoles, des véhicules d’entreprise ou de transport, du matériel de production ou informatique, et même une partie du marketing.

Pour mettre de votre côté toutes les chances d’obtenir le financement, nous vous conseillons :

  • de prévoir un apport de 20 %, au strict minimum, du montant nécessaire à votre projet,
  • de préparer un dossier aussi complet et précis que possible – business model, business plan, voire plan de vie en parallèle,
  • de recourir aux services d’un courtier en prêts professionnels.

Les crédits professionnels peuvent prendre différentes formes, avec des durées et conditions de remboursement variées et un taux d’intérêts calculé en fonction du risque que représente votre entreprise. Cette flexibilité est essentielle pour permettre d’adapter les solutions de crédits aux besoins et ressources de chaque entreprise, quel que soit le secteur d’activité.

En revanche, cette flexibilité rend les produits complexes.

Passer par un courtier en crédits professionnels vous permet :

  • de mettre les banques en concurrence,
  • de gagner du temps dans la démarche en n’ayant qu’un seul interlocuteur qui s’occupe de tout,
  • de bénéficier des conseils et de l’accompagnement d’un expert dans la constitution du dossier, le choix du type de crédits, des garanties et assurances éventuelles,
  • de faire négocier pour vous les offres de prêts les mieux adaptées aux meilleures conditions.

Les solutions alternatives et complémentaires

Nous avons mentionné la nécessité pour tout emprunt bancaire de présenter un apport significatif. Deux raisons motivent cette attente des banques.

D’une part, investir vous-même dans votre projet, vous donner du mal pour trouver des solutions complémentaires, sont autant d’indicateurs de votre motivation. Pourquoi financer le projet d’un entrepreneur qui n’oserait pas y mettre un euro lui-même ?

D’autre part, en réduisant la somme accordée, la banque limite le risque pour elle-même en cas de faillite. La multiplication des investisseurs va permettre la dilution des risques entre ceux-ci.

Toutefois, un problème se pose lorsque l’entrepreneur souhaite investir dans sa propre entreprise, mais que son patrimoine, sa trésorerie, n’est pas suffisant pour constituer l’apport attendu. Heureusement, il existe des solutions accessibles aux entrepreneurs pour les aider à compléter leur apport.

Parmi celles-ci on citera les levées de fonds auprès de fonds d’investissement, prisée des startups, mais aussi le financement participatif, en particulier sous forme de crowdlending.

Dans ce cas, via une plateforme en ligne, différents internautes (particuliers ou professionnels) investissent dans votre projet. Une fois les fonds levés sur une période définie, ceux-ci sont débloqués et le remboursement du prêt mis en place selon des modalités fixées par contrat au début du processus.

Constituer un apport, un complément au crédit bancaire, ou financer toute une partie des besoins liés à la création de votre entreprise peut être une démarche particulièrement bien perçue par la banque auprès de laquelle vous déposez votre demande de crédit professionnel. En effet, vous avez ainsi prouvé en amont votre motivation, votre capacité à susciter l’adhésion autour du projet et déjà dilué une partie des risques.

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